Open Access
Numéro
Cah. Myol.
Numéro 13, Juin 2016
Page(s) 102 - 104
Section JSFM 2015 / The 13th French Society of Myology annual meeting 2015
DOI https://doi.org/10.1051/myolog/201613022
Publié en ligne 11 juillet 2016

La dystrophie myotonique de type 1 (DM1, maladie de Steinert) est considérée comme l’une des maladies génétiques les plus variables [1]. L’émergence de thérapies innovantes renforce encore la nécessité d’harmoniser, à l’échelon international, la classification clinique de la maladie [2, 10]. Malgré les initiatives de groupes de travail d’experts internationaux aucun consensus n’existe à ce jour. Plus récemment, le développement de bases de données fournit de puissants outils pour appréhender la complexité de maladies hétérogènes sur une large population. Nous nous appuyons sur les données de l’Observatoire national des dystrophies myotoniques, DMScope, pour évaluer la robustesse d’une classification de la DM1 en cinq formes cliniques, définies selon l’âge de début de la maladie. L’étude a été réalisée à partir d’une large collection de données standardisées issues de 1 962 patients DM1 français adultes. Les patients ont été classés comme suit : forme congénitale (3,7 %), forme infantile (17,8 %), forme juvénile (25,9 %), forme adulte (39,4 %) et forme tardive (13,1 %). Dans un premier temps, les cinq formes cliniques ont été comparées pour la distribution de la taille de l’expansion CTG, la fréquence et l’âge d’apparition des principaux symptômes. De plus, nous avons déterminé, grâce à une méthode statistique originale combinant fréquence et temporalité, les profils d’apparition des manifestations cliniques dans chacune des formes. Les résultats ont permis de valider le modèle de classification de la DM1 en cinq groupes. Nous montrons qu’audelà du continuum, qui s’étend depuis la forme congénitale jusqu’à la forme tardive, les cinq formes cliniques se distinguent par des particularités cliniques propres. Cette étude confirme la robustesse d’un modèle de classification de la DM1 en cinq formes et met en exergue des caractéristiques cliniques spécifiques à chacune d’elles. Ces résultats devraient permettre d’optimiser le design des essais cliniques et plus particulièrement la constitution de groupes homogènes de patients.

thumbnail Figure 1.

Contribution de l’Observatoire national des dystrophies myotoniques, DM-Scope, à la validation d’un modèle de classification de la DM1 divisé en cinq formes cliniques.

Refining myotonic dystrophy type 1 clinical classification

Myotonic dystrophy (DM) is considered to be one of the most variable genetic diseases [1]. With the arrival of innovative DM therapies, it is becoming of crucial importance to reach harmonization on the classification of the disease [2-10]. In spite of ongoing initiatives involving working-groups of experts, no consensus is yet available. Databases are powerful tools to address the complex issue of heterogeneous diseases. Here, we assessed the robustness of a DM1 classification model divided into five clinical forms based on age of onset. The study was performed using a large collection of standardized data obtained in 1,962 French DM1 patients (> 18 years) from the nationwide DM-Scope registry. Patients were classified as follows: congenital (3.7%), infantile (17.8%), juvenile (25.9%), adult (39.4%) and late onset forms (13.1%). The five clinical forms were first compared regarding the distribution of CTG expansion size and the occurrence and onset of the main symptoms. Then, using a special two-dimensional method combining time and frequency as parameters, we determined the clinical profile of the DM1 manifestations for each clinical form. Analyses validated the five-grade model of DM1 classification with regard to the triplet repeat expansion size, frequency, age of onset and clinical profiles of the main symptoms. We show that the assumption that there is a continuum from the congenital form to the late onset form is a reality. Furthermore, our data allows us to highlight clinical manifestations specific to some clinical forms.

This study provides strong evidence supporting a five-grade DM1 clinical classification model. In addition we observed specific features in clinical profiles related to particular DM1 forms. Together these results contribute to refine the DM1 classification and to improve clinical trial design, in particular enhancing the enrolment of homogeneous patients in clinical studies.

Liens d’intérêt

Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt concernant les données publiées dans cet article.

Références

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© C. Dogan et al., publié par EDP Sciences, 2016

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